La Commission nationale des grades a clôturé, ce samedi 23 mai, sa mission d’examens spéciaux organisée à Mouila, dans la province de la Ngounié. Pendant trois jours, du 21 au 23 mai, treize candidats ont été évalués par un jury d’experts mandaté pour apprécier leur niveau technique. Tous ont satisfait aux exigences requises, validant ainsi une importante vague de promotions vers les grades de 1er et 2e dan, ainsi que vers les ceintures supérieures au sein du club local.
Cette session décentralisée s’est tenue sous la direction du secrétaire de la Commission, maître Issa Christian Gotalowia, qui assurait l’intérim en l’absence, pour cas de force majeure, du président, maître Raivire Alphonse. Preuve de l’importance accordée à la conformité technique de ces examens, le président de la Fédération gabonaise de judo, maître Hugues Désiré Boguikouma, a siégé en qualité de membre de droit. Aux côtés des maîtres Michel Ngome, Gerrick Moussounda Moussounda et Chantale Nkola, les évaluateurs ont veillé au strict respect des standards exigés pour l’attribution des nouveaux grades.
Sur les tatamis de la salle des sports du lycée Albert-Martin-Sambat, dojo du Judo Club Ibiatsi, les prestations techniques ont confirmé la bonne préparation des postulants. Dans la catégorie des candidats individuels, Lionel Onouviet et Michel Yob Mombo ont franchi avec succès le cap exigeant du 1er dan, décrochant ainsi leur ceinture noire.
À l’échelon supérieur, maître Michel Thierry Mbouba et Khadime Junior Mbadinga ont été élevés au grade de 2e dan. Ces promotions viennent renforcer le corps des techniciens confirmés dans la région. Elles traduisent également la progression du niveau technique dans l’hinterland, où les clubs locaux cherchent à s’arrimer aux exigences nationales de la discipline.
L’autre satisfaction majeure de cette mission est venue du Judo Club Ibiatsi de Mouila. La structure locale a présenté un contingent de neuf judokas, tous déclarés admis au grade supérieur. Ce carton plein récompense un travail de fond mené dans la durée, avec une discipline et une rigueur saluées par le jury.
Cette performance collective confirme la vitalité des clubs de l’intérieur du pays. Elle illustre aussi l’impact des sessions décentralisées, qui permettent aux pratiquants éloignés de Libreville d’accéder à des évaluations officielles sans être marginalisés par la distance. Pour la Fédération gabonaise de judo, cette démarche s’inscrit dans une volonté de relance et de redynamisation globale de la discipline.
Au terme de cette mission dans la Ngounié, la Commission nationale des grades a salué l’appui logistique constant de l’instance fédérale. La réussite de cette étape constitue un signal positif pour la structuration du judo gabonais, notamment dans les provinces où les clubs poursuivent leur développement avec des moyens souvent limités.
Les regards se tournent désormais vers l’Ogooué-Maritime. La ville de Port-Gentil accueillera très prochainement une nouvelle session officielle de passage de grades. Après le succès enregistré à Mouila, la Commission nationale des grades entend poursuivre sa tournée avec la même exigence : promouvoir les pratiquants méritants, renforcer l’encadrement technique et consolider la base du judo gabonais.
Auteur : Daniel Dematsatsa
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