La ministre gabonaise des Affaires étrangères, Marie-Édith Tassyla-Ye-Doumbeneny, prendra la tête de la délégation nationale à la semaine de haut niveau de la 81ᵉ Assemblée générale des Nations unies, dont le débat général s’ouvre ce mardi 22 septembre à New York. L’information a été communiquée par le département ministériel dans un communiqué officiel. Cette participation gabonaise intervient dans un contexte particulier, le pays occupant désormais une vice-présidence de l’Assemblée générale. Plusieurs rencontres bilatérales et sessions thématiques rythmeront le séjour de la délégation aux États-Unis.
Une délégation à pied d’œuvre depuis lundi
Réunis ce lundi à la Mission permanente du Gabon auprès des Nations unies, les membres de la délégation gabonaise ont tenu une séance de travail préparatoire afin de finaliser leurs dossiers avant l’ouverture officielle du débat général. Cette réunion a permis de coordonner les interventions et d’harmoniser les positions gabonaises sur les différents sujets inscrits à l’agenda onusien. Plusieurs ministères sectoriels sont associés à cette délégation pour porter les priorités nationales devant la communauté internationale.
Les thématiques défendues par Libreville couvrent un large spectre de préoccupations : le climat, la préservation des forêts, la protection des océans, la santé publique, le logement et l’économie numérique. Ce positionnement multisectoriel traduit la volonté du Gabon de faire entendre sa voix sur des dossiers considérés comme stratégiques pour son développement. Le pays entend ainsi consolider sa présence sur la scène diplomatique internationale, à un moment où plusieurs enjeux globaux se recoupent avec ses priorités nationales.
Une 81ᵉ session placée sous le signe de la confiance retrouvée
Cette 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies se tient à New York, au siège de l’organisation, sous le thème « Rétablir la confiance, gérer la transformation : une ONU au service de toutes et tous ». Le débat général proprement dit, qui rassemble chefs d’État, chefs de gouvernement et ministres des Affaires étrangères, se déroule du mardi 22 au lundi 28 septembre. Il est présidé par le ministre bangladais des Affaires étrangères, Khalilur Rahman, élu à la tête de cette session. Les discussions porteront notamment sur le renforcement de la coopération internationale, les objectifs de développement durable et la réponse collective aux crises climatiques et sécuritaires mondiales.
La présence gabonaise à cette session revêt une importance particulière, puisque le pays a été élu, le mardi 2 juin dernier, à l’un des postes de vice-président de l’Assemblée générale des Nations unies, aux côtés de cinq autres nations africaines, à savoir le Cabo Verde, l’Égypte, la Guinée-Bissau, l’Érythrée et le Zimbabwe. Cette fonction, que le Gabon exerce depuis l’ouverture de la 81ᵉ session, marquait alors la réintégration du pays au sein du bureau directeur du principal organe délibérant de l’ONU, une première depuis près d’une décennie, selon les informations relayées par la presse gabonaise. À ce titre, la Mission permanente du Gabon auprès des Nations unies est appelée à jouer un rôle accru dans l’organisation des travaux de l’Assemblée, notamment au sein du Comité général chargé de la répartition de l’ordre du jour et de la planification des votes.
Un agenda diplomatique chargé pour Libreville
Cette double casquette, celle de participant actif au débat général et celle de vice-président de l’Assemblée, place le Gabon dans une position singulière pour cette édition. Les autorités gabonaises espèrent tirer profit de cette responsabilité institutionnelle pour peser davantage sur les grandes orientations discutées à New York, en particulier sur les questions environnementales, où le pays revendique de longue date une expertise reconnue en matière de gestion forestière et de protection de la biodiversité. Les rencontres bilatérales prévues en marge du débat général devraient permettre à la ministre Tassyla-Ye-Doumbeneny de nouer ou de consolider des partenariats avec d’autres délégations présentes à New York.
Pour les observateurs de la diplomatie gabonaise, cette semaine de haut niveau constitue un test de la capacité du pays à traduire concrètement son nouveau statut au sein de l’ONU en résultats tangibles pour ses populations, notamment sur les questions de développement durable et d’accès aux financements climatiques. Les prochains jours permettront de mesurer l’ampleur des engagements pris par la délégation gabonaise et le retentissement de sa participation sur la scène internationale.
Auteur : Gabon Matin