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CAN féminine 2026 : la CAF double la prime des championnes, 1,15 milliard FCFA désormais en jeu

CAN féminine 2026 : la CAF double la prime des championnes, 1,15 milliard FCFA désormais en jeu © 2026 D.R./GabonSoir

La Confédération africaine de football veut donner une nouvelle dimension à la CAN féminine. Lors d’une conférence de presse tenue ce mercredi 22 juillet à Johannesburg, Patrice Motsepe a annoncé une forte revalorisation du prize money de la compétition. Dès l’édition 2026, l’équipe championne d’Afrique percevra désormais 2 millions de dollars, soit environ 1,15 milliard de FCFA.

Cette décision marque une étape majeure dans la politique d’investissement de la CAF en faveur du football féminin. Avant cette revalorisation, la sélection championne touchait 1 million de dollars, soit environ 575 millions de FCFA. La nouvelle enveloppe double donc la récompense promise au vainqueur et confirme la volonté de l’instance continentale de mieux valoriser les performances des meilleures équipes africaines.
Motsepe accélère sur le football féminin

Patrice Motsepe a présenté cette augmentation comme un nouveau signal fort envoyé au football féminin africain. Pour le président de la CAF, il ne s’agit plus seulement d’organiser une compétition, mais de lui donner une valeur sportive, économique et médiatique plus importante.

Cette hausse arrive à quelques jours du coup d’envoi de la CAN féminine 2026, prévue au Maroc. La compétition doit réunir les meilleures sélections du continent, dans un contexte où le football féminin africain cherche à attirer davantage de moyens, de visibilité et de reconnaissance.
Deux millions de dollars pour les championnes

Le changement le plus spectaculaire concerne la prime réservée aux futures championnes. L’équipe qui remportera la CAN féminine 2026 repartira avec 2 millions de dollars, soit près de 1,15 milliard de FCFA. C’est deux fois plus que l’ancienne dotation, fixée à 1 million de dollars.

Cette revalorisation peut changer la perception du tournoi. Pour les fédérations, elle représente un levier financier important. Pour les joueuses, elle donne davantage de poids à une compétition longtemps moins bien dotée que les rendez-vous masculins. Pour la CAF, elle permet surtout de montrer que le football féminin n’est plus un secteur secondaire.
La finaliste aussi mieux récompensée

La hausse ne concerne pas seulement l’équipe championne. La sélection finaliste percevra désormais 750 000 dollars, soit environ 431 millions de FCFA. Auparavant, cette récompense était fixée à 500 000 dollars, soit près de 288 millions de FCFA.

La prime de participation connaît également une progression. Chaque équipe engagée dans la phase finale recevra désormais 150 000 dollars, soit environ 86 millions de FCFA, contre 125 000 dollars auparavant. Cette enveloppe doit permettre aux sélections participantes de mieux couvrir certaines dépenses liées à la préparation, aux déplacements et à l’encadrement.
Une troisième hausse en trois ans

Cette nouvelle augmentation confirme une tendance engagée depuis plusieurs saisons. Sous la présidence de Patrice Motsepe, la CAF a multiplié les revalorisations financières afin de renforcer l’attractivité de ses compétitions. Le football féminin bénéficie désormais plus clairement de cette stratégie.

La CAF veut ainsi encourager les fédérations à investir davantage dans leurs sélections féminines. Meilleures primes, meilleure exposition, meilleure organisation : l’objectif est de créer un cercle vertueux capable de tirer le niveau continental vers le haut.
Un impact attendu sur les fédérations

Pour les pays engagés, cette hausse doit aussi servir de déclencheur. La prime ne doit pas seulement récompenser le résultat final, mais pousser les fédérations à mieux préparer leurs équipes, à structurer les championnats féminins et à améliorer les conditions d’encadrement des joueuses.

Le football féminin africain souffre encore d’importants écarts entre les grandes nations et les sélections en construction. En augmentant les dotations, la CAF donne un signal, mais la responsabilité reviendra aussi aux fédérations nationales de transformer cette manne en projets durables.
Une CAN féminine plus attractive

Avec ces nouvelles primes, la CAN féminine gagne en prestige. La compétition devient plus attractive pour les joueuses, plus intéressante pour les partenaires et plus stratégique pour les fédérations. Elle peut aussi devenir une vitrine plus forte pour les talents africains, nombreux à chercher une meilleure exposition internationale.

La décision de la CAF ne règle pas tous les défis du football féminin africain. Les questions d’infrastructures, de professionnalisation des clubs, de salaires et de calendriers restent centrales. Mais cette revalorisation du prize money constitue un pas important vers une meilleure reconnaissance.
Un message clair avant le coup d’envoi

À quelques jours de l’ouverture de la CAN féminine 2026, le message est limpide : la CAF veut faire grandir son tournoi phare féminin. En doublant la prime des championnes et en augmentant les récompenses des participantes, l’instance continentale met davantage de moyens sur la table.

Reste désormais aux sélections à répondre sur le terrain. Le trophée aura toujours la même valeur symbolique. Mais cette fois, il sera accompagné d’une récompense financière beaucoup plus lourde. Pour les futures championnes d’Afrique, la gloire sportive vaudra désormais près de 1,15 milliard de FCFA.

Auteur : Pascal Abihona


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